L’ADFM et le CAWTAR lance l’application mobile SafeNess pour protéger les femmes de la violence

Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) – Bureau de Casablanca –  lance, en partenariat avec le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR) une nouvelle application mobile baptisée ” Safe Ness ” pour protéger les femmes de la violence et du harcèlement dans les lieux et espaces publics.

Téléchargeable à partir du 1er décembre depuis l’Appstore ou Playstore, cette nouvelle application permet à l’utilisatrice d’ajouter jusqu’à 5 personnes de confiance qui recevront automatiquement une notification lorsque la victime appuie sur le bouton rouge en bas de l’écran pour envoyer une alerte indiquant le lieu et l’heure de l’incident et pourront par conséquent intervenir et contacter la police

Webinaires Facebook Live sur «  Les services de santé selon le Genre : Réalité et perspectives »

l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) – bureau de Casablanca  a organisé, en partenariat avec OXFAM – Maroc,  deux Webinaires Facebook Live sur «  Les services de santé selon le Genre : Réalité et perspectives » le 29 Septembre 2020 et le 08 Octobre 2020. Ces webinaires ont  connu la participation et la contribution de 453  personnes (232 Femmes et 221 Hommes) entre  professionnels de santé, parlementaires, présidents, élus-es et membres de l’Instance de l’Equité, de l’Egalité des Chances et de l’Approche Genre des collectivités territoriales, professeurs universitaires, responsables relevant de départements ministériels et d’institutions nationales, ainsi que des représentants et représentantes de la presse et de la société civile.

L’objectif de ces webinaires consiste à lancer le débat, à susciter les échanges de points de vue entre les différents acteurs et à amorcer une dynamique de convergence des efforts entre les divers départements concernés par la problématique, afin d’harmoniser les efforts dans le cadre d’une feuille de route globale. C’est pour cela que l’accent a été mis sur la collaboration multisectorielle lors de ces  webinaires.

Ces événements étaient l’occasion de soulever plusieurs questions relatives à la gestion de la crise sanitaire au Maroc, aux nouveaux défis du secteur de la santé et son développement.

Distribution de plus de 12000 masques et 1200 gels Hydro alcooliques aux habitants des arrondissements les plus touchés par le Covid-19 à Casablanca.

Dans le cadre du projet « Voix des femmes pour des territoires égalitaire et inclusifs » en partenariat avec Oxfam, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) – bureau de Casablanca – a lancé une campagne de sensibilisation des citoyens / citoyennes dans 8 arrondissements de la commune de Casablanca ( Hay Mohammadi – Sbata – Sidi Barnoussi – Moulay Rachid – Mers sultan – Sidi Othman – Hay Hassani – Ben M’sik), dans le but d’aider à la vulgarisation des gestes barrières dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19,

Le lancement de cette initiative intervient suite à la situation épidémiologique dans la capitale économique, en impliquant le tissu associatif dans l’organisation d’activités de sensibilisation des citoyens et citoyennes au danger du coronavirus pour contribuer à réduire les cas de contamination.

Des masques de protection et des produits de désinfection ont été distribués à plusieurs associations locales actives, qui ont pendant 6 jours (du 31 Juillet  au 05 Août 2020) parcourus les Marchés des 8 arrondissements pour distribuer 1200 kits contenant chacun 10 masques + un gel hydro alcoolique pour les mains au bénéfice des personnes vulnérables notamment les femmes vendeuses aux marchés.

Ils en ont profité pour sensibiliser les usagers sur leur bonne utilisation.

البطالة المؤنثة: الجمعية الديمقراطية لنساء المغرب تدق ناقوس الخطر حول تراجع وضعية النساء في سوق الشغل

كشفت الإحصائيات الأخيرة المتضمنة بالمذكـرة الخاصة بوقـع جائحة « كوفيـد- « 19عـلى الوضعية الاقتصاديــة لــلأسر المغربية والمذكرة الإخبارية بمناسبة اليوم الوطني للمرأة التي أصدرتهما المندوبية السامية للتخطيط، عن تراجع خطير في وضعية النساء بالمغرب، خاصة فيما يخص علاقتهن بسوق الشغل، حيث أظهرت المذكرتان:

أولا، ضعفا كبيرا في مشاركة النساء في النشاط الاقتصادي والتي لم يتجاوز معدلها % 20,8مقارنة بنفس المعدل عند الرجال الذي يبلغ %69,7
ثانيا، تراجعا خطيرا في معدل نشاط النساء خلال سنة فقط، حيث انتقل عدد النساء النشيطات المشتغلات من 2,6مليون خلال الفصل الثاني من سنة 2019إلى 2.4مليون خلال نفس الفصل من سنة .2020
ثالثا، تأثيرا متفاوتا لجائحة كوفيد- 19على وضعية الرجال والنساء في سوق الشغل حيث أن %22من النساء اللواتي كن في وضعية توقف عن العمل خلال جائحة كوفيد- 19فقدن عملهن وتحولن إلى وضعية بطالة مقابل %7عند الرجال.
رابعا، هشاشة قوية ومتزايدة لوضعية النساء الاقتصادية ولنوعية المهن التي يمتهننها.

إن الجمعية الديمقراطية لنساء المغرب، إذ تعبر بمناسبة صدور هذه الاحصائيات عن قلقها الشديد تجاه هذا التراجع الخطير لتواجد النساء في سوق الشغل وانخفاض معدل النشاط لديهن بنقطتين مئويتين وفقدانهن ل 230ألف منصب خلال هذه السنة، وهو ما ُي َع ُّد رقما مهولا

يسجل في مدة قياسية، و تعتبر أن هذا الوضع انتكاسة حقيقية لحق النساء في العمل و الولوج إلى سوق الشغل وعرقلة كبيرة للاختيار الذي وضعه المغرب من أجل التمكين الاقتصادي للنساء وتحقيق المساواة التي كفلها الدستور والمواثيق الدولية التي صادق عليها المغرب.

وإن الجمعية الديمقراطية لنساء المغرب، إذ تدرك تمام الإدراك، أن جائحة كوفيد 19كان لها الاثر الكبير على فقدان العديد من المواطنين والمواطنات لمناصب شغلهم وشغلهن، إلا أنها تذكر، أنها أثارت الانتباه، من خلال عدة بلاغات سابقة، إلى أن النساء والفتيات هن الأكثر تضررا من الآثار السلبية للجائحة والأقل استفادة من التدابير المتخذة لتجاوز تبعاتها السلبية، كالدعم المخصص للمتضررين والمتضررات من آثار كوفيد- ،19خاصة المتعلق بالتعويض عن2 فقدان الشغل خلال نفس الفترة، حيث لم يتجاوز معدل استفادة النساء %10مقابل %35 لدى الرجال.

وعليه، تدعو الجمعية الديمقراطية لنساء المغرب الحكومة للتعامل مع آثار جائحة كوفيد- 19بمنطق يراعي التفاوت الكبير بين النساء والرجال وتذكرها بضرورة الانطلاق من مبدأ أن الاحتياجات المختلفة لدى الجنسين تتطلب تدابير مختلفة، كما تدعوها، بشكل خاص، إلى:
– مراعاة الوضعية الهشة للنساء في سوق الشغل، باعتبار أن أكثر من ثلث النساء النشيطات العاملات يشتغلن كعاملات أو عاملات يدويات في قطاع الفلاحة والغابة والصيد، حيث فقط %15من النساء المشتغلات بهذا القطاع مصرح بهن في صندوق
الضمان الاجتماعي (تقرير المجلس الاقتصادي والاجتماعي والبيئي ).2018
– اتخاذ تدابير مستعجلة من أجل الولوج المتساوي إلى سوق العمل بين النساء والرجال، وحماية النساء من البطالة.
– إقرار قوانين أكثر فاعلية من أجل حماية النساء من التمييز المبني على الجنس والشطط والعنف والتحرش داخل أماكن الشغل ومن كل فعل أو سلوك قد يجبرهن على التخلي عن مصدر رزقهن، و تسريع المصادقة على الاتفاقية رقم 190لمنظمة العمل الدولية ضد العنف والتحرش بأماكن العمل بهدف ضمان الحماية اللازمة للنساء.
– العمل على تعميم نظام الحماية الاجتماعية وتوسيعه ليشمل ربات البيوت تثمينا لاقتصاد الرعاية الذي يقمن به والذي يساهم ب %34,5من الناتج الداخلي الإجمالي للمغرب، حسب تقدير المندوبية السامية للتخطيط (البحث الوطني حول استعمال الزمن -2011 2012بالمغرب)
– العمل على توفير خدمات شاملة وبسيطة التكلفة لرعاية الأطفال من أجل تحرير وقت النساء وتخفيف الأعباء الكثيرة التي يتحملنها.
– ضرورة إقرار تدابير صارمة ومستعجلة للتفتيش والمراقبة من أجل إعمال قانون الشغل والقضاء على العمل غير المهيكل، خاصة ما يتعلق بحق العاملين والعاملات في التسجيل بالضمان الاجتماعي.
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الجمعية الديمقراطية لنساء المغرب
22أكتوبر 2020
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Monsieur le Ministre,

Les associations œuvrant pour les droits des femmes, la démocratie et le développement ont suivi avec beaucoup d’intérêt les efforts entrepris par votre ministère afin de protéger la santé publique des conséquences du Covid-19 et saluons votre décision relative à la suspension des cours en présentiel et la continuité de l’enseignement à distance.

Nous vous adressons cette lettre, monsieur le Ministre, afin d’attirer votre attention sur les lourdes conséquences de ces mesures, en termes d’inégalité des chances, de disparités sociales et de discriminations basées sur le genre sur les apprenant-e-s des différents niveaux et spécialités en général et sur les personnes en situation d’handicap en particulier.

Nous estimons que ces mesures doivent être accompagnées de soutien logistique et matériel afin de prétendre à des résultats probants du fait que les ménages ne sont pas équipés à titre égalitaire en connexion internet et encore moins en outils informatiques indispensables au suivi des cours à distance, surtout les ménages dirigés par les femmes en situation de vulnérabilité économique.

En ce sens, les associations œuvrant pour les droits des femmes, la démocratie et le développement attirent votre attention, monsieur le Ministre, que votre décision d’assurer la continuité des cours à distance sans tenir compte des inégalités économiques et sociales, du déficit des moyens techniques (ordinateurs, encadrement, réseau internet, etc.) et logistiques permettant sa généralisation, notamment dans les milieux défavorisés, ruraux, semi-urbains et zones recluses, porte atteinte au principe d’égalité des chances et des sexes.

Monsieur le Ministre, les associations œuvrant pour les droits des femmes, la démocratie et le développement considèrent que les mesures prises par votre ministère ne tiennent pas compte dans leur application les zones rurales et semi-urbaines et excluent de ce dispositif les apprenant-e-s provenant de ces milieux, qui rencontrent une grande difficulté d’accès à l’enseignement à distance par manque de moyens techniques (électricité, internet, ordinateur, etc.) et pédagogiques (manque de soutien scolaire, encadrement familial, etc.). Et quand les familles issues de ces milieux arrivent à s’équiper d’un outil informatique, son usage ainsi que l’espace dédié à l’apprentissage sont réservés aux garçons au détriment des filles, traduisant ainsi la mentalité patriarcale régnante au sein de notre société qui considère que l’éducation des garçons est prioritaire par rapport à celle des filles.

En outre, la méconnaissance des familles de ce nouveau dispositif pédagogique les amène à considérer ce type d’apprentissage comme secondaire. Les filles sont ainsi reléguées aux tâches ménagères et privées d’assiduité scolaire entraînant un retard d’apprentissage qui pourrait les mener vers la déperdition scolaire.

Face à cette situation, les associations œuvrant pour les droits des femmes, la démocratie et le développement, vous invitent, monsieur le Ministre, à :

  • Pendant le confinement, réduire les inégalités de chance et de genre à travers des mesures complémentaires urgentes, qui prennent en considération les conditions économiques et sociales des apprenant-e-s en vue de leur permettre de continuer leur apprentissage dans le cadre d’un enseignement public basé sur l’égalité des sexes et des chances.
  • Après le confinement, prendre les mesures requises en vue de permettre aux apprenant-e-s qui ont accumulé un retard d’apprentissage, d’être au même niveau que leurs camarades issues des autres familles et continuer ainsi leur cycle d’apprentissage sur le même pied d’égalité.
  • Continuer à soutenir les institutions d’enseignement public afin de servir un enseignement répandant la culture de l’égalité des sexes et des chances.

 

Les associations œuvrant pour les droits des femmes, la démocratie et le développement 

Le 30 Avril 2020

 

  1. Association Démocratique des Femmes du Maroc – ADFM
  2. Association Neama pour le Développement
  3. Réseau Associations Sidi Taibi Kénitra
  4. Association Al Mostakbal pour la jeunesse et le développement, Sidi Tibi
  5. Association Marocaine des Femmes et Mathématiques –AMAFEM
  6. Association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté
  7. Association al fida pour le développement et la solidarité sociale
  8. Association Chemoue pour l’égalité
  9. Association Sanad Al-Khair kénitra
  10. Association Forum des Femmes Au Rif (AFFA RIF)
  11. Association Marocaine Manal pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (AMMDEF) à El Jadid
  12. Réseau Marocain Euromed des ONGs
  13. L’Association Troisième Millénaire pour le Développement de l’Action Associative du Sud-Est
  14. Réseau ANAROUZ
  15. Association ADALA pour le droit à un procès équitable
  16. Association Thissaghnasse pour la Culture et le développement (ASTICUDE)
  17. Association Synergie Civique
  18. Organisation pour les libertés d’information et d’expression (HATEM)
  19. Association Chouala pour l’Education et la Culture
  20. Association Marocaine pour les Droits des Femmes (AMDF)
  21. Collectif marocain des instances des droits de l’Homme
  22. Transparency Maroc
  23. Association Ribat Al Khayr – Tétouan
  24. Association Annour pour le Développement social, culturel, sportif et environnement
  25. Association Amal pour la femme, les jeunes et le développement durabble
  26. Association Al joud pour le Développement – Tétouan
  27. Association Al joud pour le Développement – M’diq
  28. ASsociation Al joud pour le Développement – Fnideq
  29. Association Al joud pour le Développement – Malaliyine
  30. Espace Civil de Fès & Région
  31. Association Tafarnat des femmes de la montagne
  32. Centre National Dignité et Droits
  33. Association Al Mostakbal pour la jeunesse et la femme – Fes
  34. Association des affaires sociales et de la solidarité – Fes
  35. Association Basma Al Khayr – M’diq
  36. Forum Afaq pour la culture et le développement à Khouribga
  37. Association Pour l’Art et la Culture – Tétouan
  38. Association de la femme militante Tétouan
  39. Association Alamal pour le développement durable à Oued Laou
  40. Créations féminines – Safrou
  41. Association Al Wafa – Sidi Benour
  42. Association d’optimisme pour l’éducation et les sports – Al Hoceima
  43. Association Oum Al Kora  pour le Développement social, culturel, et environnemental – M’diq
  44. Association de la créativité des femmes – Safrou
  45. Association du développement de la femme. Rurale.
  46. Association Al Amal pour le Développement des Femmes – Al Hoceima
  47. Association Halk El Oued de Solidarité et de Développement – El Hoceima
  48. Association Beni Jamil de Solidarité et de Développement
  49. Association des anciens élevés du lycée Abi Rabi Al Sabti pour la culture et le développement humain – Fnideq
  50. Association Al Kasbah pour l’environnement, la culture et les sports – Hoceima
  51. Association d’amitié et de paix pour les droits individuels et communautaires Tétouan
  52. Association des jeunes sportifs – Fès
  53. Initiative pour la Protection des Droits des Femmes (IPDF)
  54. Association Solidarité Féminine
  55. Association Al-Nour pour le travail social, culturel, sportif et environnemental M’adyq
  56. Le Centre national de Rawafid pour le développement, la culture et les affaires sociales.
  57. Centre Najma de lutte contre la violence à l’égard des femmes  –  Fès.
  58. Association « Un Sourire pour Tous »
  59. Association Rahma pour la culture et le développement social
  60. Forum des contributions du Maroc
  61. Association« Citoyens des rues »  – Fès
  62. L’organisation marocaine pour ladéfense de l’intégrité territoriale du Maroc
  63. Forum Al Afaq pour la culture et le développement
  64. Association femmes Leaders pour le développement – Fés
  65. Espace Associatif
  66. Amicale de la communauté de développement – Figuig
  67. Association fonds des écoles publiques du palais Zanaga – Figuig
  68. Association du diabète – Figuig
  69. Association mère et père et tuteur des parents d’élèves école IBN RACHIK(AMPTE)
  70. Association des activités sociales éducatives du lycée prince Molay Rachid_figuig
  71. Association Anahda. – Figuig
  72. Association Khod Biadi pour l’éducation et le développement communautaire – Tanger
  73. Association Al-Farah pour la protection de l’enfance et la charité _ Tétouan
  74. Association des ambassadeurs donateurs – Tanger
  75. Association pour l’autonomisation des femmes et des enfants – Tétouan
  76. Association Anwar pour le développement et les affaires sociales –  Wadi Lu
  77. Association Hammam Fougani – Figuig.
  78. Association citoyenneté – Tanger
  79. Alliance des femmes du Maroc du développement et la formation
  80. Association Jossour Forum des Femmes marocaines
  81. Association marocaine pour le genre et le développement

En cette période de commémoration de la quinzaine des Nations Unies pour la lutte contre les violences faites aux femmes, l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), réitère l’expression de son inquiétude quant aux différentes formes de violences subies par des milliers de femmes pendant la crise découlant du COVID 19 et leur impact indéniable sur la condition des femmes au Maroc.

En effet, cette pandémie a aggravé les inégalités existantes entre sexes, milieux et couches sociales et mis en évidence les différentes failles de nos systèmes économique et social. Elle a révélé le faible engagement du gouvernement pour la protection des droits des femmes et mis à nu la faiblesse flagrante des mesures juridiques et institutionnelles prises à cet effet, tout en démontrant encore une fois la non-conformité des politiques publiques adoptées, y compris les lois avec les principes constitutionnels et les engagements internationaux du Maroc.

Tout en rappelant au gouvernement que la promotion et la protection des droits des femmes ne peut se faire de manière parcellaire et lacunaire et en déplorant le manque d’une réelle volonté politique à même d’assurer la pleine citoyenneté des femmes et la garantie de leurs droits les plus fondamentaux, l’ADFM considère que l’accès à tout développement passe inéluctablement par l’opérationnalisation de la non-discrimination et la garantie de l’égalité entre citoyens et citoyennes, et ce à travers un ensemble de mesures urgentes, notamment dans le contexte de la pandémie, en l’occurrence :

  • L’intégration de la lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes dans la réponse à la crise actuelle et dans les programmes et plans de relance de l’après covid 19 ;
  • La mise en place d’un système d’information sur l’impact de la crise sur les femmes et les filles, afin de disposer des données et informations requises pour la prise en considération des droits des femmes dans les plans de relance ;
  • L’élargissement du système de protection social à toutes les catégories de travailleuses et définir des mesures de relance économique qui reconnaissent et valorisent les activités de soins non-rémunérés ;
  • La refonte de la législation pénale, notamment en matière de lutte contre la discrimination et la violence faites aux femmes et apporter les réponses idoines mettant fin à l’impunité et à l’acceptabilité de ces deux fléaux ;
  • L’épuration du code de la famille de toutes les dispositions discriminatoires de manière qu’il reflète la volonté de fonder cette institution de la famille, sur les bases de l’égalité, du respect et de la pleine citoyenneté pour tous les membres la composant ;
  • Réviser la loi N°103-13 conformément aux normes des nations unies en vigueur inhérente à la lutte contre les violences à l’encontre des femmes, et ce en assurant l’opérationnalisation du principe de la diligence voulue et les quatre préalables indispensables pour la lutte contre la violence, à savoir : la prévention ; la protection et la prise en charge des femmes victimes de violences et de leurs enfants ainsi que la sanction des agresseurs ;
  • Actualiser et mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre les violences faites aux femmes selon une approche globale et concertée et dans le respect des engagements internationaux relatifs aux droits des femmes ;
  • Mettre en place une politique de sensibilisation aux droits des femmes et de promotion de la culture de l’égalité transcendant tous les vecteurs de socialisation ;
  • Activer le processus de mise en place de l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination (APALD) et la doter des capacités requises pour assurer l’orientation, le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de l’ensemble des législations et politiques publiques relatives à la promotion et la protection des droits des femmes, conformément aux exigences constitutionnelles et aux principes de Paris ;

L’ADFM appelle, dès lors, le gouvernement et ses différents départements, ainsi que tous les acteurs institutionnels, à saisir l’opportunité offerte par le contexte actuel de la pandémie ainsi que de celui de la volonté d’adoption d’un nouveau modèle de développement pour réviser en profondeur les priorités et les stratégies à mettre en place pour relever les défis pour l’effectivité des droits des femmes et invite toutes les parties prenantes à œuvrer pour que cela devienne une réalité.

Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM)

Le 25 novembre 2020