Ensemble pour l'égalité et la dignité
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Élections communales 2009 : journée d’études sous le thème « La Gestion Communale : Quelles approches et quelle gouvernance »
Dans le cadre du « Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes…vers la parité », l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) a organisé, lundi dernier à Casablanca, une journée d’études sous le thème « La Gestion Communale : Quelles approches et quelle gouvernance ».

Soutenue par le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), cette journée s’inscrit dans le cadre du projet : « Intégration de la perspective de genre dans la planification et la budgétisation sensible au genre au niveau local ». Quelque 1000 associations soutiennent le « Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes » et ne comptent pas en démordre. Conscient de la nécessité de la participation au débat et de l’importance de rendre la commune locale une unité territoriale qui participe à la lutte contre la discrimination et les disparités entre les sexes et veille au développement durable basé sur la proximité, le Mouvement pour les tiers multiplie ses rencontres avec les différents acteurs impliqués dans la gestion de la chose publique pour l’intégration de l’approche genre dans la gestion communale.

« La commune est la plus petite subdivision administrative marocaine, proche des citoyens, elle gère leurs affaires, elle a le rôle de mettre en œuvre un certain nombre de services publics de base. Elle constitue une étape importante dans la démocratisation de la vie publique. De ce fait, la présence équilibrée des femmes et des hommes dans les communes devient nécessaire », a souligné Khadija Rabah, présidente de l’ADFM. « Ce qui nous a encouragées dans le Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes… vers la parité, c’est le fait que nous sommes convaincues que le premier pas vers la démocratie, se résume dans l’égalité, la parité et l’équivalence des chances entre les deux sexes », a-t-elle expliqué.

La journée d’études a été marquée par la présence de personnalités du tissu associatif, de femmes parlementaires ainsi que de militantes de plusieurs partis politiques. Quatre ans après son entrée en vigueur, le gouvernement marocain est aujourd’hui en train d’introduire plusieurs amendements sur la charte communale, occasion pour les militantes d’y intégrer des mesures « positives ». Pour le moment, un mémorandum revendicatif comprenant une dizaine d’amendements de l’actuel texte de la charte communale est rendu public. Le mouvement constate que toutes les positions définies par la charte sont énoncées au masculin. Au-delà de son aspect linguistique, le mouvement appelle à une participation « équitable » des hommes et des femmes dans la gestion communale.

De ce fait, il faut créer au sein des communes une commission chargée d’égalité des sexes et des chances. Le mouvement vise également une participation aux travaux des commissions et, à titre consultatif, des représentants, femmes et hommes, des associations, unions et fédérations d’associations œuvrant sur le territoire de la commune. A ce niveau, l’on revendique, à titre d’exemple, la participation des communes à la réalisation, parmi d’autres infrastructures, des crèches et des garderies pour enfants, des restaurants publics et des centres d’écoute et d’hébergement de la femme (art.41). Ces différents équipements pourraient contribuer à asseoir une plus grande équité et une égalité au niveau de l’équipement communal.

0.54% des sièges
Les femmes représentent 52.2% de la population, 49.5% du corps électoral et 1/3 de la population active. Cependant, leur participation dans la vie économique, sociale et surtout politique demeure insignifiante, surtout lorsqu’on sait qu’au cours des communales de 2002, seules 127 femmes sur 23639 ont pu siéger dans les communes, soit 0.53% sièges occupées par les femmes et 99.47 par les hommes. Toutefois, malgré leur nombre très réduit, les femmes ont démontré que leur participation a apporté un plus remarquable à la gestion communale.

Toutes ces statistiques, mentionnées ci-dessus, constituent une preuve tangible que la situation des femmes au Maroc doit être repensée et réfléchie. Plus nombreuses que les hommes, les femmes connaissent toujours une discrimination, qui touche même le domaine de l’emploi - normalement basé sur l’égalité des chances- les salaires diffèrent selon le sexe. La situation de la femme doit être revue pour arriver justement au niveau de la démocratisation espéré.

Source : Journal "Le Matin"

Le 16 juillet 2008

Visiter le blog du Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes…vers la parité : http://mtsf.wordpress.com/