Ensemble pour l'égalité et la dignité
  août 2017  
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Les femmes Guich en mal de reconnaissance : sans terres, sans droits
Elles sont des centaines à Rabat, Salé et Témara et des milliers à travers tout le Maroc. Elles sont encore méconnues du grand public et marginalisées alors que ce sont des citoyennes marocaines à part entière. Elles, ce sont les femmes Guich qui revendiquent depuis des années la reconnaissance du droit de propriété sur les terres collectives et le droit d’indemnisation pour expropriation de leurs terres.

“Les femmes Guich et le droit de propriété sans discrimination”, a été l’objet d’une conférence de presse organisée mardi à Rabat à l’initiative de l’Union de l’action féminine (UAF) et de l’association Carrefour des Oudayas pour la femme et l’enfant.

Les Guich forment un mélange d’anciennes tribus guerrières arabes qui constituaient à l’époque de Moulay Ismail, les principales composantes de l’armée du sultan

Le dirham symbolique

En 1946, un dahir de Mohammed V leur cédait le droit de propriété sur les terrains qui leur avaient été attribués par le sultan, en compensation du service militaire rendu. Le problème qui perdure depuis des dizaines d’années, et ce particulièrement pour les Guichia, c’est la reconnaissance du droit de propriété sur les terres collectives accordées à leurs ancêtres mais aussi, le droit d’indemnisation suite à l’expropriation pour laquelle l’Etat leur a acheté au dirham symbolique.

Des tribus méconnues et marginalisées La conférence a été marquée par des témoignages de femmes guichia des Oudayas (Rabat et Salé). Dans cette région, elles sont des centaines mais des milliers dans tout le Royaume.

Encore méconnues d’une bonne partie de la population, cela fait pourtant plus de 30 ans que leur combat est engagé. Et depuis dix ans, elles tentent tant bien que mal de se mobiliser et de se faire entendre à travers des manifestations notamment, et l’appui de certaines associations marocaines.

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